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L’entreprise a un EBITDA positif mais manque de cash — d’où vient l’écart

C’est la conversation la plus fréquente que j’ai avec des dirigeants : « nous sommes bénéficiaires, pourquoi n’y a-t-il pas de quoi payer les cotisations ? ». La réponse tient presque toujours en trois postes que le compte de résultat ne montre pas. Ci-dessous — passer de l’EBITDA au cash, un exemple chiffré et une liste de choses à vérifier avant que les salaires ne manquent.

Auteur: Tomasz FordymackiPublié le:

De l’EBITDA au cash — cinq étapes

ÉtapeCe que vous soustrayez / ajoutezOù le trouver
1. EBITDArésultat d’exploitation + amortissementscompte de résultat
2. − augmentation du BFR(créances + stocks − dettes fournisseurs) aujourd’hui moins il y a un anbilan, deux périodes
3. − impôt payéacomptes réellement versés, pas l’impôt comptablerelevés / tableau de flux
4. − investissementsmachines, rénovations, logiciels, véhicules — y compris en leasingtableau de flux, registre des immobilisations
5. − capital et intérêts, + nouveaux financements, − dividendestout ce qui va aux banques, bailleurs et propriétaireséchéanciers, résolutions
= variation de trésoreriedoit coller au bilan au centime — sinon, quelque chose a été oubliébilan : disponibilités

Exemple : une entreprise qui croît et perd du cash

La société modèle de la démo de ce site : chiffre d’affaires de 24,1 à 31,6 M PLN, EBITDA 3,4 M. Superbe. Mais les créances représentent 106 jours de ventes contre 62 dans le secteur — avec 7,5 M de ventes en plus, la seule hausse des créances est d’environ 2,2 M ; les stocks montent de 0,6 M ; les dettes fournisseurs de 0,4 M seulement. Le BFR absorbe 2,4 M. Impôt 0,5 M, investissements 0,9 M, échéances 0,7 M. Résultat : EBITDA 3,4 → variation de trésorerie −1,1 M. Une entreprise à « l’année record » la termine avec moins d’argent qu’au départ — pas une anomalie, l’arithmétique de la croissance avec des encaissements lents.

Quoi vérifier cette semaine

  1. Jours de créances : créances ÷ chiffre d’affaires × 365. Plus de 15 jours au-delà des délais facturés — vous avez un problème d’encaissement, pas de résultat.
  2. Jours de stock : stock ÷ coût des ventes × 365. S’ils montent un troisième mois de suite, les achats devancent les ventes.
  3. Échéances annuelles (capital + intérêts + leasing) rapportées à l’EBITDA : au-delà de 60–70 %, plus de place pour investir ni pour un trimestre plus faible.
  4. Dividendes et prélèvements des propriétaires sur 12 mois rapportés à la variation de trésorerie — parfois c’est toute la réponse.
  5. Un registre de trésorerie à 13 semaines — si l’une des réponses ci-dessus inquiète, c’est l’étape suivante.

Calculateur : combien de semaines de trésorerie restent

Calculateur : combien de cash libère un encaissement plus rapide

Questions fréquentes

L’EBITDA sert-il à quelque chose ?

Oui — pour comparer des entreprises et pour l’évaluation par multiples, car il neutralise les différences d’amortissement, de financement et d’impôt. Pour juger la liquidité, il est inutile, et c’est tout le problème : le même chiffre sert à deux choses, dont une seule a du sens.

Quel BFR est « normal » ?

Cela dépend du secteur : 60 à 100 jours de ventes dans les services par projet, 30 à 60 dans le négoce, éventuellement négatif dans la production à la commande (acomptes). La tendance et la comparaison aux délais contractuels comptent plus que le niveau — des jours de créances supérieurs aux délais facturés sont des retards, pas un modèle d’affaires.

Où trouver un tableau de flux si l’entreprise n’en établit pas ?

Les petites entités n’y sont pas tenues — on le calcule alors soi-même à partir de deux bilans et du compte de résultat, par la méthode indirecte, exactement comme dans le tableau ci-dessus. Une heure si les livres sont réconciliés ; si le résultat ne colle pas à la variation de trésorerie du bilan, c’est en soi un constat.

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